-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le Dalaï Lama répond a cette question; qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanité ? : " Les hommes....Parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, Ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte Qu'ils finissent par ne vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir..... Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu ". ......ne pas oublier que l'on nait tous de la même couleur: violette...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
POUR CEUX QUI VEULENT VOIR LE BLOG CANADA ; http://jacbodha.blogspot.ca/

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

la corse-GR20-et la suite


Découverte de ce bijou, qu'est la Corse, par le GR20, le sentier"dit-on" le plus difficile d'Europe, le plus prestigieux.



DIAPORAMA SUR PICASA




Plus bas le detail......sur la petite équipe qui se retrouvait aux arrêts des étapes journalières, dans le sens sud nord soit de Conca a Calenzana, plusieurs ont arrêté avant, par manque de disponibilité, ou chaussures a changées comme le couple adorable de Stephanie et Kay, qui sont allés a Corté en partant de Vizzavona en petit train.

Qui eurent donc une journée de decallage.
Gilles et Regine qui elle, reçu cette possibilité de périple, en cadeau anniversaire pour ses 40 ans, avec une énorme gourde en métal en forme de la belle Corse.
Ils nous ont quitté a Vizzavona aussi.
yves et yvan, que j'ai perdu sur le chemin , entre Vizzavona et le refuge de l'Onda, ou je présume qu'ils ont doublé l'étape pour Petra Piana ( et malheureusement l'adresse e.mail que Yves m'a donné ne fonctionne pas!!!!) alors le père et le fils Matra, si vous me lisez, un ptit coucou .



Pour ma part je me suis arrêtée après le refuge de Manganu, forfait a cause des genoux qui ne voulaient plus suivre et très fière d'avoir fait ces 9 jours (je recommencerai dans l'autre sens jusqu'à Vizzavona).


Le désir de visiter un peu l'île avant de la quitter, d'autant que Yves , un amoureux de l'île de longue date, m'avait donné des infos concernant le Mare e Monti pour aller à Girolata , hameau superbe prés de la réserve naturelle de Scandola, qui est une merveille, ou finalement j'ai dormi 2 nuits au pied d'un immense eucalyptus odorant (aimée aussi par les moustiques).



Arrivée le 22 juin au matin sur le ferry Monte Oro avec 2 h de retard à Porto Vecchio, ou mon Oncle Roger (pas vu depuis 30 ans), m'attendait gentiment......., découvrant qu'en plus une voiture conduite par une personne irrespectueuse, l'empêchait de repartir, par son mauvais stationnement .

Je suis restée 2 jours avec lui et Thérèse sa femme, a boire du champagne, du bon vin et faisant ripaille.

Finalement le 24 juin au petit matin on se lève tout trois a 4 h 30 pour partir a 5 h avec le chien Tango (beau berger allemand) on arrive a l'intersection de Conca.
On rate le chemin (il est vrai, écrit très petit), pour suivre un chemin forestier avec des repères rouge et blanc comme le GR, mais on se rend a l'évidence que ce n'est pas le bon trajet.

Demi tour, caca du chien, et on retourne au village de Ste Lucie de Porto Vecchio, pour investir une pauvre dame levée tôt et la harceler de questions, pour enfin trouver notre chemin.


On a traversé le pont qui nous menait enfin a Conca, ils m'ont conduit tout en haut du village, juste a l'entrée du sentier....bisous, on se quitte, ..... je commence enfin le GR a 6 h 30 au lieu de 5 h 45, le soleil commence déjà a pointer son nez , zut! j'ai oublié la pomme que je voulait croquer , tant pis.

1 ERE ETAPE




Début assez agréable, sous les branches protectrices de beaux arbres, qui se transforment en arbustes , le sentier est plus difficile que je pensais surtout avec la chaleur, je rencontre les 1 ers marcheurs en sens inverse vers 8 h 30, à un joli torrent avec minis piscines naturelles.





J'ai mal aux mollets surtout en montée.

Munie de mes bâtons de marche qui m'embarrassent plus qu'autre chose, je tombe entre des roches, me coupe aux bras, mains et jambes.....arff.





J'ai mal au dos aussi, mon sac pourtant conçu pour un confort maximum est mal réglé, je dois trouver la bonne façon. Je m'arrête souvent, prend pas mal de photos.









Le coin est très fleuris c'est très très beau.

j'arrive au refuge a 15 h 30, soit 1 h 30 de retard, ça correspond aussi a mes arrêts.





le site du refuge i Paliri est magnifique, je m'installe pour dormir a la belle étoile ce soir.




Première chose, me désaltérer avec un produit du pays comme la pietra par exemple, délicieuse bière fraîche à la châtaigne.



Je suis d'ailleurs surprise de trouver ce confort a cet endroit, discution avec le gardien du refuge , Jean baptiste, j'en profite pour goutter a ce fameux saucisson corse.....oula, c'est vraiment bon, quoiqu'il sente les pieds (hi.HI.hi), pas le gardien, le saucisson.


4 € la nuitée , 4 € le saucisson et 6 € la bière de 500 ml ( ho!, j'ai la tête qui tourne un peu).


Douche rapide, vu la chaleur de l'eau, lavage des vêtements du jour, je traîne et discute, le gardien a un cousin qui l'aide un gentil garçon de 13 ans (paupaul), adorable.


Le soir je vois que certain mange dans un saladier, je m'informe et demande la même chose, un gros plat de pâtes avec plein de sanglier , pour 6 € avec le fromage et le vin partagé avec mes voisins.

Pour la saint jean baptiste (fête national de mon Québec) le gardien du même nom a décidé de fêter avec moi et sort toutes ses bouteilles d'alcool, il me propose le snaps avec de l'alcool de menthe, très bon ma foi, lui du pastis, soirée très chouette, je ne sais pas a quelle heure je me suis couchée, sous un ciel fourmillant d'étoiles, dans un silence comme je l'aime, j'ai dormi comme un bébé jusqu'à 4h 45 .

2 EME ETAPE




au voile du jour, accompagné des chants d'oiseaux, je pars a 5 h 30.



L'infime honneur de croiser un bouquetin, j'ai juste le temps de sortir mon appareil photo, il se retourne, la!... derrière la branche et s'enfuit très vite.








Les pâtes ont été très bénéfiques, car je n'ai aucun maux de la journée, un peut raide en montée, la descente ça va très bien. Le parcours est très agréable, et m'arrête déjeuner a Bavella. J'y retrouve un monsieur rencontré sur le bateau, qui est cuisinier dans le resto.


Pas trop de soleil, et pleins de sources, j'en profite pour me mouiller la tête a chaque fois, ça m'évite de porter un chapeau.

Je me rafraîchi et bois une eau succulente, avec un monsieur au profil émacié, avec un mini sac, RESPECT.... il a fait le GR en 40 h, pas pour demain pour moi, mais bravo.

J'ai choisi de faire le parcours long, car par les aiguilles de Bavella, on m'a parlé d'échelles en chaînes, assez hautes.....étant seule, je voulais pas me retrouvée les jambes dans le vide, ou sauter avec le risque de me casser.





7 h pour le parcours, c'est bon. Arrivée au refuge d'Asinao, qui est en haut de la vallée, une bonne douche glaciale, petit lavage, une pietra, la vie est belle.





Il y a pas mal de monde au refuge, l'aire de camping est en descente, et ça grouille de chevaux, mulets qui mangent l'herbe entre les tentes c'est un peu impressionnant, surtout leurs crottins, et les vaches qui beuglent a tue- tête.






J'ai montée la tente car la pluie menaçait , pas de pluie en fait mais du vent qui me réveillera souvent ainsi que le ronfleur puissant d'à coté.














au menu du refuge ;

*Charcutailles, pâtes avec bœuf, fromage (congelé) et vin bien sur*. J'ai mangé avec tout un groupe, qui paye un forfait qui inclus :



-un guide, le transport de leurs effets personnels, le couché et la nourriture pour 580 € la semaine. On se reverra pas, puisqu'il vont dans une bergerie, on sera donc decalé d'un jour.



3 EME ETAPE

Je pars encore a 5 h 30, après une nuit courte, le compresseur (qui pompe l'eau pour la douche) les chevaux qui broutent prés de ma tente, mon voisin ronfleur et enfin le vent qui se lève a 2 h du matin et fait claquer la toile de la tente.........dodo très léger.


Belle rude montée, pour attaquer , un 1 er mur, a escalader, en 2 h 10 arrivée a la croix de pierre, pas mal (soit dit en passant , je préfère l'avoir monté que descendu).





Légère descente ...... vues splendides......montée descentes pas trop dures, et enfin plongeon dans un chemin s'enfonçant dans une hêtraie millénaire....



on a envie de chuchoter par respect pour ces vénérables personnages.










Traversée d'un torrent sur un pont suspendu, je m'arrête après le ruisseau suivant, à l'ombre de l'un de ces généreux hêtres, la chaleur est accablante (en vallée), et fait une sieste au bord de l'eau.





Je vois une femme, que je prend au début pour un jeune garçon, qui cours presque, et qui réapparaît plus tard sans sac, je lui demande si elle est porteuse, hé! non, elle s'est dépêchée , pour prendre de l'avance , cacher son sac, revenir en courant pour porter le sac de son papa qui a mal aux épaules.

Ils sont partis depuis 5 h.....OULLA!, il est 13 h, je décide de repartir vite, bien m'en prend car le chemin restant est très long.







Encore une foret de hêtres vallonnée, qui monte soudainement , arrivée en haut c'est la crête Monda, sympathique .

Une bonne montée au début, avec le soleil, c'est devenu écrasant rapidement, en plus....











Vue sur le refuge d'Usciolu...........au loin....loin.......tres loin.......... Escalades, contournements de pitons rocheux au dessus de ravins, monter......... redescendre, pour remonter de l'autre coté ça casse les jambes, le soleil ne désarme pas, je bois, je bois, et suis a sec 30 mn avant d'arriver.








Je me précipite en arrivant a la fontaine et bois, sans me sentir désaltérée, une sensation de sécheresse très désagréable.


 il est 18 h 30 fiouuuu! ce fut long.














Je m'assois a la première table et entre dans la discutions, c'est la que je rencontre Regine et Gilles, ont dîne ensemble bœuf carottes champignons et............pates pour 8 €, avec vin.



Après le repas Francis , le gardien fait des tours de magie, il drague pas mal aussi, il offre une tournée générale d'alcool de myrrhe.

DODO A belle étoile a 21 h 45 tout en bas du terrain.

avec de jolis sites larges et entourés de pierres.
















4 EME ETAPE


Réveil tardif a 5 h 10, pour partir a 6 h 30, la je déjeune avec Yves et Yvan. C'est tard.................

Pour démarrer, avec une bonne montée, des crêtes superbes, pleins de monde me croisent+ de 100 personnes, à nouveau de l'escalade, une très très longue descente, ou on passe devant un joli refuge du mare a mare sud, avec une belle source et une ombre bienvenue.




Le parcours devient plus pentu avec des pitons rocheux à escalader , des contournements par des cols très venteux.... des pierrailles..... un mur a descendre , un a monter.

On se rejoint souvent avec les allemands et le père et fils.

Il y a de la neige dans les creux, malgré la chaleur terrible sur le mur de roc.










Ah! des grosses dalles a sauter (j'aime), et hop encore une grosse montée, avec escalade. Ouf! enfin la vue sur le refuge Prati,.....bien loin, ........


Il faut monter en haut d'une montagne, la contourner, pour arriver a une descente qui rejoint un passage étroit qui conduit au plateau ou se trouve le refuge, qui en fait est entouré sur 3 faces de précipices....impressionnant.


Le refuge est grand, douche à 8 degrés.



Superbe terrain en pozzi, d'un vert éclatant, hêtres nains tout autour.






Le soupé est chouette, j'ai dit au gardien que j'étais végétarienne, et au lieu de payer 14 €, ca m'a couté 6 € pour la même quantité de pâtes sauce a la viande

(sans morceaux de viande...hi,hi,hi), du fromage et du pain, plus le vin .





Jean Jacques, le gardien a tenté sa chance aussi (j'ai d'ailleurs appris que les gardiens s'appellent et se racontent leurs conquêtes)


J'avais changé d'emplacement pour dormir, plus bas dans les rochers, a la belle étoile, avec une superbe vue sur la vallée , voulant éviter les amateurs de foot qui voulaient écouter le match avec une radio, je viens pour me coucher, et voila que le gars est perché au dessus de ma tente, je lui dis gentiment d'aller plus loin, il refuse!....

Il me restait l'autorité de la place ; Jean Jacques, qui lui demanda d'aller en dehors du camp, il en profita pour réitérer sa demande, pour que je partage un verre d'alcool avec lui, je dis oui.





N'ayant pas encore goutté l' alcool d'arbousier, très forte, et goutteuse.


Il me propose de descendre mon sac a dos le lendemain, sur le dos des chevaux, je refuse, et pars enfin me coucher, me régaler d'une nuit étoilée avec une très légère brise, une vue superbe.........

un silence parfait.


















5 EME ETAPE


Levée a 5 h 10 petit dej trop long, avec fromage de brebis, départ a 6h 30, gentille montée, et voila les chevaux du refuge chargés qui arrivent, un bref bonjour, et ils dévalent la pente très vite, fait étonnant l'un d'eux reste a cheval et Jean Jacques descends, tient son cheval par le arnais, cours a coté , il a les chevilles solides, de l'équilibre aussi!....


Je retrouve Yves et Yan qui rejoindront E Campanelle par I Pozzi.

Je m'arrête au col de Verde, pour un bon café avec kay et stephanie, on placote 1 h 30.




Le reste de la journée a été un plaisir total, tout le trajet en grande partie dans une foret habitée d'arbres immenses, dont un de 53 m de haut, pleins de cascades, ruisseaux, ponts:.




Chemin presque régulier, ce qui repose les mollets et les pieds.






Je croise pas mal de monde, avec qui j'échange quelques mots, notamment 4 hommes qui me demandent de faire la bise au dernier (Maurice) pour l'encourager, je m'exécute avec plaisir, et on rigole un bon coup.

Aussi 2 messieurs d'age respectable, qui grignotaient a l'ombre, parlèrent en langage cochon sauvage pour faire tourner la tête de ce joli groin afin que je le photographie,







 ils me donnèrent un message a transmettre au papét de l'auberge d'E Campanelle, qu'ils avaient cottoyé 10 ans plus tôt....sérieux......HIHIHI











Je savais que l'arrivée serai plus dure, après un court passage sur une route, traversée d'un pont qui enjambe une cascade tonitruante, la montée est le long de cette cascade, pente a 45 degrés tout droit sur 500 m de dénivelé, oulala........dur........dur en fin de parcours.


Je râle après le soleil, qui a la mauvaise idée de sortir ses rayons brûlants a ce moment la, ce qui rend" l'opération" plus éprouvante.

L'endroit est sublime, d'immenses névés (d'où je suis on croirait un glacier). Une grande cascade qui s'en échappe, des pics en arrière plan, c'est grandiose.













.







Et Hooooooo!!! surprise en arrivant au gîte, j'entends un "COUCOU"! .

C'est Regine à la fenêtre de sa chambre au premier étage, quel plaisir de se retrouver, d'autant que Stéphanie et kay sont attablés a la terrasse à siroter un bon pastis, je m'informe du prix.....31 € pour la demi pension, chouette en plus je partage la chambre de Regine.


Une bonne douche chaude........ahhhhhhhhhhh!, c'est bonnnnnnnnnnnnn!, lavage du linge qui va sécher sur une corde a linge(il est content le linge).

voila Yves et Yvan qui se pointent, ils ont subit une rude journées, avec de magnifiques paysages, mais mal indiqués, ils ont marchés 10 h sans même s'arrêter pour manger.

Ont prend tous une bonne bière pietra à la pression(encore meilleurs), Stéphanie et kay entre deux, avaient pris un grand café au lait avec gâteaux....les gourmands.





19 h 30 souper après un apero prolongé......voila la soupe Corse, bien épaisse, ont en reprend tous 2 fois (les légumes nous manquaient sur le sentier)

après une daube délicieuse, avec de la polenta de mais et de châtaigne, présentée en losange (très joli présentation)










fromage A POINT de brebis coulant et onctueux quel goût fantastique,

Enfin un dessert, gâteau au choix, bien sur je choisi à la châtaigne un régal.


On discute encore un peu et dodo....fait curieux, il y avait un bon vent dehors, et ça n'entrai pas dans les chambres, mais bardassait la porte, que Regine a calé avec un sac, quelle chaleur !........Gilles qui ronflounait gentiment mais pas gênant, Regine le réveillant pour qu'il arrête, trop drôle!.........


6 EME ETAPE


Le petit dej est a 7 h 30, c'est la photo du début du blog, ça sera la dernière étape de Gilles et Regine, direction Vizzavona,


parcours sympa, presque toujours a l'ombre d'arbre prestigieux, cascades nombreuses.

Mais d'abord en mettant mon sac sur le dos, j'avais oublié d'ôter mes lunettes de vue au bout d'une chaîne.........ah! non, tordues en 2, en essayant de les redresser, je les casse, damned!










Ensuite je me trompe une première fois de sentier, je remonte et retrouve Y et Y, le chemin était plus bas, mais ça m'a donné un bon coup d'énergie , et retrouve * R et G à un col ou la vue est très belle






.



G et R vous avez une photo, ou on est tous les 3. Merci de me l'avoir envoyé.




Ça monte et descend toujours sous des arbres, sentier doux aux pieds qui ont chauds quand même, et les ampoules me poussent entre les doigts de pied...Hé! oui.



En voulant traverser un joli torrent je m'y suis mal prise, et voila mes chaussures submergées de cette bonne eau fraîche, mais je dois vite me changer de chaussettes, avant d'avoir les chaussures trop mouillées, sinon ampoules généralisées assurée.....Alala... j'apprends plus tard, que j'étais passée trop bas sur le sentier, plus haut on passait au sec. scrogneugneu.........



Arrivée a la crête d'i cardu... la descente commence ......700 m de dénivellé, je me trompe a nouveau et prend la variante, m'en aperçoit assez bas, arfff, je dois remonter , dommage c'était très frais comme sentier.



.







Finalement en courant, je fini par rattraper G et R, pour rester avec eux jusqu'en bas, (les pieds souffrent).


 3 allemands, qui dormaient au refuge gratuit de E campanelle, me racontent qu' en fait ils faisaient demi tour pour aller a Vizzavona, prendre le train, car ils s'ennuyaient sur cette partie du GR, surtout aux étapes (des jeunes qui avaient besoin de la plage).


Arrivée a Vizzavona, ou nous retrouvons S et K, deja devant une bonne pietra bien fraiche, on commence les tournées, partageons notre nourriture et prenons des suppléments , comme gâteau ou glace.


S et K , attendent le train de 16 h pour Corté, ou ils pourront enfin acheter de nouvelles chaussure pour Stéphanie, car kay chaque soir les lui recollait avec attention.











les amies qui doivent venir chercher R et G, arrivent et finalement gilles nous conduit au col de Vizzavona ou Yves avait réservé dans un gîte, ne sachant pas trop ou aller, j'y vais aussi.

L'endroit et les gens ne me plaisent pas beaucoup, au bord de la nationale en plus.

36 €, la demi pension, c'est très ordinaire et la bouffe aussi.

Bon point j'étais seule dans la chambre. Je vais prendre une douche (chaude), la, le pommeau a débloqué, un jeiser s'est envolé , arrosant toute la salle de bain........réparation et nettoyage assez rapide par les gérants(des gens de l'est embaucher pour pas cher par internet).



7 EME ETAPE


Départ a 6 h, vers le refuge de l'Onda. Je déjeune avec les YY, on part ensemble, sur la variante de la cascade des anglais et rejoignons le GR, qui monte sur 1200m de denivellé, paysage sublime, en sous bois d'abord, on longe un superbe canyon avec cascades, vasques d'eau clair.

Ont s'arrête quelques minutes, je laisse les YY partir devant, et ne les reverrais pas, ils avaient du décider de sauter l'étape à la Onda, pour aller a petra piana, qui est a 4 h 30 + loin.




J'arriverai a L'Onda a 13 h, je sais qu'ils sont 20 mn devant moi, mais comme le refuge est plus haut que le camping, je pensais qu'ils se reposaient.

Le fameux refuge ou le bivouac est clôturé; les animaux dehors, les humains dedans (logique des corses, que j'apprécie)
.





Mais je reviens a la montée, qui est de plus en plus raide, et n'en fini pas, petites escalades,.......a chaque col je pense être arrivée en haut, mais non! il faut aller jusqu'en haut , en plein cagnard...enfin le sommet, ou l'on vois les autres vallées.

Je m'arrête quelques minutes pour manger, admirer le paysage et refaire mes pansements (pauvres pieds).

La descente est acceptable, un denivellé de 900 m je crois, mais ça va.





Il y a une stelle posée à la mémoire d'un aventurier disparu avec son chien a cet endroit, qu' il traversait en hiver en ski.

En contre bas je rencontre 4 jeunes , dont une fille qui me demande si je ne suis pas du Québec, toute étonnée je pense qu'elle a reconnue mon accent non, pantoute!, c'était la marque de mon short *Mec*, qui est du Canada, elle même est de Montréal.








Je continue la descente dans des arbustes nains aux pointes accerées, et voila le refuge, avec son parc a tentes, qui est en fait une bergerie, ou le gardien et sa compagne font leurs fromages, et saucissons ils sont très occupés .








Il y a de tout chez eux, leur truck est a 45 mn du refuge, ils passent tout l'été ici avec leurs troupeaux de chèvres et moutons. Je décide d'utiliser les pâtes que je transporte inutilement, en faisant un plat avec du fromage frais d'ici, avec un bon vin rouge.


Mais d'abord douche.......tiède, car chauffée dans le tuyau plastique qui la mène ici, il y a des douches assez récentes, mais le gel a abîmé les tuyaux, alors on se douche en dehors des cabines, car le tuyau est trop court!!!!, c'est rigolo.


lavage de linge a plusieurs, on placotte tranquillement.

Je vais a la bergerie boire une pietra, et reste scotcher 2 h, a écouter et parler avec une bande de Nicois, et un Danois.

Apres le repas, ou on a finalement partagé chacun ce qu'on avait.

Voila les chèvres qui arrivent, chassant les cochons sauvages, ça sonne, clochotte de toute part, elles connaissent le chemin ... grimpent......s'installent tout autours ou dans les rochers.






Les brebis s'amènent , précédées du bouc qui mène son harem en attente de la traite.


j'ai mal aux genoux et les ampoules s'épanouissent. Je dors a la belle étoile, le matin est humide.












8 EME ETAPE 


Levée a 5 h 10, partie a 5h 30, je suis seule sur la direction nord, ça descend......... ça descend, le sentier suit le torrent, on le traverse sur un pont *interdit aux ânes*, avec une barrière.

Ça remonte, vers la bergerie de Tolla, qui vend toute sortes de choses, comme de la confiture, du fromage et toutiquanti.

Il y a la un couple de québécois, dont la jeune fille veut importer la race des brebis corse, au Québec, bonne chance a elle.





Je rencontre un jeune dans le sens inverse, qui a traversé toute la France en stop, on casse la croûte ensemble, je le reverrai à Bonifacio par hasard d'ailleurs.

Longue.........longue montée en forêt encore de belles cascades........mais le soleil réussi a traversé, le versant est plein Est,











Pas mal de monde dans le sens inverse, les bergeries de gujalgu, escalade ........faut bien s'agripper , j'ai très mal aux genoux, je prend mon temps car aujourd'hui l'étape est plus courte, mais pas facile pour autant, ça monte jusqu'au refuge, le paysage autours est superbe. Routine journalière, sans les amis habituels.

Je fini mes pâtes et le fromage, installation ok, belle nuit etoilée, petit vent frais.


9 EME ETAPE


Levée a 5 h -10, partie a 5 h 45 (j'ai pourtant pas de reveil), vers Manganu........douce montée, dans des éboulis, pas dur , mais genoux susceptibles.

Une grosse escalade, ouyayaille, pas facile quand on est petite et seule, mais j'y arrive, non sans mal, et agressivité.

Voila les lacs attendus de capitello et melo, descente caillouteuse.

Un petit névé a traverser, pas trop glissant ça va. Grosse descente, vers la Bocca a Saglia, le paysage est a couper le souffle, en plus du sentier qui est au bord d'un ravin, les lacs sont vraiment beaux.... monter.....descendre, voila les pozzines que je voulais tant photographier. mais plus de piles...




Je longe une jolie rivière et Arrivée au refuge manganu.




La je décide que demain je bifurquerai vers Corte, en passant par la variante qui va au refuge A Sega, qui doit rejoindre Corte (que je voulais visiter).














Je préfère être prudente, mes genoux sont trop fatigués, les ampoules j'en parle même pas, ça peut être dangereux avec ce qui vient après, et j'ai envie de voir un peu la corse avant de partir.

Soirée sympa, je discute avec quelques marcheurs, mange des pâtes encore et vais dans mon duvet tôt, car demain, je vais essayer de faire tout d'un coup jusqu'à Corté.


10 EME ETAPE


Réveil a 5 h, partie a 5 h 30, ça c'est l'avantage de dormir a la belle étoile, car pas grand chose a ranger en plus d'avoir un sommeil vraiment réparateur.

Au fait... j'ai appris hier soir que la France allait en demi finale en foot, c'est chouette.


Me voila sur le chemin qui va rejoindre pas très loin , la jonction du *mare a mare centre* vers Corté, ça descend gentiment.........un gué a traversé, celui la je n'ai pas les pieds mouillés . Une jolie bergerie......... une passerelle, on fini par s'y habituer, j'aime bien ces ponts en corde.

Enfin....sur le mare a mare, c'est nettement moins dure que le GR 20, c'est presque reposant, avec les arrêts, j'arrive à Corte a 14 h.

Je voulais prendre le petit train jusqu'à Calvi, mais il ne passera qu'a 17 h, trop tard pour moi, après un petit tour de ville, ou la chaleur est écrasante, je décide d'aller à Calvi en stop, car pas de bus non plus.

Après 10 mn, une estafette s'arrête, conduite par un gentil Corse, qui pour rendre service à des amis, amène ce camion de location à Calvi ou, il fait un détour pour me déposer dans le centre.





Je vais a Calvi, pour l'office de tourisme pour savoir comment faire pour aller a Scandolla, réserve naturelle............réponse ; si je veux aller à Scandolla, soit j'attends 3 jours à Calvi, pour prendre un bateau, soit je vais par mes propre moyens à Galeria, ou il y a un gîte, pour ce soir ou je peux récupérer le mare i monti, qui rejoint Girolata. choix facile.


Il y a 2 routes pour Galeria, une le long de la cote, une autre par les terres, prêt de l'aéroport , ça fait un bon bout de chemin a faire , en ville en plus.

Je vais au plus court, le paysage est a la hauteur, mais le peut de voitures qui passent ne s'arrête, je marche bien 4 km, bien en dehors de la ville, la je poirote bien une heure qu'une voiture arrive et s'arrête.

Par miracle, une dame qui rentre de son travail dans son village avant Galleria, elle me descend a la sortie du village, prêt du camping au cas ou je ne trouverai personne.


Je suis chanceuse, car 5 mn plus tard, une jeune fille qui descend à Porto, s'arrête, elle fait même un détours de 10 km, pour me déposer à Galleria.

Petit village, jolie plage, je me renseigne auprès de 2 dames qui reviennent de la plage, pour aller au gîte, justement elles vont pas loin, elles m'y amènent .

Je m'informe des prix, décide de dormir dehors, il n'y a que 2 tentes, les gens ne sont pas la.

C'est l'heure d'un bon pastis bien frais.

En discutant avec un breton exilé, je décide de prendre le repas du soir, qui se révèle excellent.

Douche lavage, mais la en vallée le linge ne sèche pas comme en montagne, ca séchera sur mon sac a dos demain.

Encore un match de foot ce soir.....je vais me coucher vers 10 h, sans tente bien sur.

Voila mes voisins qui rentrent.....2 garçons en premier, qui chuchotent au début et dans la tente parlent normalement (comme si ils étaient dans une maison, ils ressortent avec une lampe frontal, je déteste ce truc qui t'aveugle)

Arfff... les autre (une famille) qui arrivent, J'attends une bonne heure avant qu'il ne se couche.grrrrrrrrrrrr. On voit la différence avec les vrais randonneurs.

---------------------------------------------------

Des le 5 juillet....a pied, en bateau, en bus, en auto stop. Girolata, Piana, Porto, Porto-Vecchio, Ajaccio, et Bonifacio


Après cette courte exécrable nuit, levée a 5 h, petit dej tout prêt, en bouteilles thermos, départ peu avant 6 h.

Le sentier suit la route, puis tourne a gauche dans la fraîcheur du maquis, je suis le cours d'un torrent à l'eau trouble, pour arriver à une retenue d'eau verdâtre, malodorante, ou croassent les grenouilles, et barbotent les tortues (unique a la corse).

Le sentier est bordé d'arbres étranges, au relent de film fantastique, voir maléfique.

Les arbres sont pour la plupart couvert de lichen verdâtre-gris.

La montée est longue, je marche lentement pour ne pas heurter mes genoux et les ampoules.








.




Arrivée au sommet a 9 h , c'est superbe, visibilité a 360 degrés, Un chêne énorme, à la boule de feuillage arrondie trône.

La réserve de Scandola est juste en face, Girolata a gauche, avec quelques bateaux dans la baie, c'est grandiose.

La descente est assez facile, j'ai adorée la crête rouge, avec vue des 2 cotés.

Arrivée à moins de midi juste avant le bateau de Porto. il y a pas mal de passage.

L'endroit "camping" bien aménagé, au milieu des bungalows, je me met sous un superbe Eucaliptus monte la tente, pour y mettre mes affaires, a cause du passage des bateaux.



Mais je dors a coté a la belle.




il y a de quoi faire la cuisine, je vais pouvoir terminer mes provisions, il y a même une épicerie.


















Je me lève a 6h30, petit dej, farniente, baignades, dans une petite crique a 5 mn a pied, de 8 h a 11 h, après c'est trop chaud.

En rentrant, je vois un homme a la grosse barbe blanche, une casquette, un sac en bandoulière, qui cours sur le sentier (je me dis *par cette chaleur, il est fou*), tout rouge, en sueur, égratigné aux jambes, il me rend curieuse, je cours derrière lui, il accélère, oulllaaa. ...

Oh! j'aperçois le symbole de la poste PTT...........??? un FACTEUR! , je vais le voir, car il s'est arrêté, pour sortir son courrier et le distribuer, il est assez ours, mais quand je lui parle du Québec, il s'est adoucit, me disant qu'il rêvait d'y venir.

Ce Monsieur de prêt de 67 ans ne trouve pas de remplaçant, il se sent obligé de continuer a distribuer le courrier de Girolata, en courant plus de 2 h dans le maquis en plein soleil.

Il parait qu'il est deja passé plusieurs fois a la télé.


Je rencontre un monsieur surnommé *papy*, d'origine bretonne et malgache ; Jean Claude de son prénom, il est responsable du bateau qui fait la visite de Scandola, il retourne a porto.

Je lui demande les conditions, pour la visite et le retour a porto: pas trop pire 15 € pour Porto, si je veux visiter Scandolla 36 €, en fait j'aurai plus. Il est très dragueur, mais j'aime bien sa présence.



Je pars pour Scandolla via Porto a 12 h , pour voir, ainsi que pour connaître les horaires des cars pour Ajaccio, et autres infos, que je n'aurai qu'a l'office de tourisme, surtout l'endroit ou prendre le bus ( soit a 2 km, car le port n'est pas le village).

papy me drague un max, c'est pas désagréable.









Porto est un joli petit village balnéaire, plein de compagnies de plongée sous-marine et magasins inutiles pour les touristes.

Retour au bateau, en route pour Scandola .

Les pilotes sont impressionnants, ils entrent et sortent le bateau dans des failles larges comme le bateau, avec les vagues ouille, aille.

Des orgues volcanique orange, avec du vert , du gris et blanc, ayant des formes intéressantes, comme un trou qui représente la corse, ou plus bas la tête de (selon) napoléon ou césar.

Des nids d'aigles, on a pu voir 2 jeunes sur un énorme nid.........tout cela agrémenté des commentaires un peu paillard de papy, au plus grand plaisir des passagers.....

ouf, j'ai eu de la chance de faire les photos que je voulais, car les batteries lâchent juste a la fin.


Retour a Girolata, 1 h d'internet,pour faire un petit coucou a mes copains de framasoft, petite ballade en haut du village, ou j'avais vu un cercle qui m'intriguait, ou des touristes sur d'eux me disaient que c'était une aire d'hélicoptère, j'était très septique, surtout en pierre ......... bref je demande à des autochtones, qui me donnent la véritable fonction de l'endroit ** cela servait a battre le blé avec des fléaux** voili-voila. douche ......... ;


repas du soir au resto:

*une succulente soupe de poisson maison, avec de la vrai rouille a l'ail, et gruyere. rougets frais grillés et petits legumes-flan maison*

J'étais a table avec un couple de randonneurs du refuge.....ont étaient a part sur la terrasse , car ce soir *coupe du monde*, Italie-Allemagne, tout le resto est réservé par les plaisanciers des bateaux dans la baie, pour visionner le match sur écran géant.

Je regarde la première mi-temps (sans intérêt) je m'attendais a une super ambiance, mais non, chacun pour soit.


Je vais me coucher....de toute façon j'entendais lorsqu'il y avait une action, ou un but, beaucoup d'italiens sont la.

Un couple vient se doucher avec une lampe électrique qu'il dirigent vers moi (quelle manie que de circuler avec une lampe, alors qu'on voit assez clair la nuit). je m'endors tard.



le 5 juillet, petit dej, après une nuit très chaude et humide, cachée sous le paréo (qui me sert de drap, et de moustiquaire le orange qu'on voit sur une photo ), bref; température idéale pour les moustiques: "$?*&@{­|!*&?%.´­­{~¦¬¤¢£@±\!|"/$%?&*()_+¨¨.....adressé aux moustiques.


tres orageux aujourd'hui, je vais a la petite crique si jolie, si propre.....mais un bateau irrespectueux a du vider ses poubelles, c'est tout dégouttant YEURKKKK.

Je ne me baigne que 2 fois, photographie le château de Girolata, qui est acheté depuis peu par le conservateur de la commune, qui sera donc visitable, d'ici peu.

Je rentre au camping, pour me laver, m'assoie sous l'eucalyptus....Oooops quelque chose tombe de l'arbre, mais a la deuxième fois je me doute que papy y est pour quelque chose......hé oui, il se cache comme un gamin en pouffant de rire, il vient me faire la bise avec les compliments habituels.


Je vais récupérer mon sac a dos à l'arrière du resto *le berger*, que Michel le patron, avait rangé avec précaution , j'embarque sur le bateau de papy, en direction de Porto.

Armand et le meccano ( qui est allé aussi aux îles Marquises sur des cargos), me reçoivent a bras ouverts.

Le bateau démarre, et OH! surprise ils me proposent de tenir la barre OULA, LA , c'est pas évident, je dois me concentrer pour aller a peu prés droit, le meccano à le contrôle quand même, mais je suis dans mes petits souliers.

C'est vraiment chouette, en plus ils ne me font pas payer le passage de 15 €.

Je redonne la barre en arrivant au port ( je commençais a sentir un peut la barre, surtout avec les courants), mais c'est mieux pour tous, car je zig-zaguais. On se dit adieu, sniff, sniff.


En route pour L'épicerie, un bon fromage, et des fruits, surtout des piles pour l'appareil photo.

Je m'en vais pic niquer a l'ombre prêt de l'endroit que je crois être celui de l'arrêt de l'autobus pour Ajaccio, prise d'un doute, je vais demander a la réception d'un hôtel tout prêt, on me dit non, encore un a deux kilomètres de la.

Okey! sous un soleil brûlant ( il est 13h30), pour finalement apprendre dans le car, que j'étais a la bonne place ...pffff







-------------------------------------------------------------------------------




Donc j'étais arrivées a Porto, pour prendre le car pour Ajaccio, avec un arrêt dodo, sur le chemin, car je serai arrivée trop tard a Ajaccio, pour prendre une correspondance pour Bonifacio.

Le mécano du bateau m'avait conseillé de m'arrêter à Sagone ( village qui longe une longue plage) .



Le chauffeur du bus, très sympa ( les chauffeurs sont vraiment chouettes) , m'explique tout les rochers et coins a voir il s'arrête même dans un virage, pour que je puisse prendre des photos.......Il est vrai qu'on est que 2 clients dans le car.

Je ne m'attendais pas a ce que ce soit aussi beau, j'avais entendu parlé des callanches, mais a ce point je suis époustouflée entre Porto et Piana, c'est tellement beau.

Ce sont des calanques profondes , aux roches roses....effilochées....avec toutes sortes de formes.....comme celle nommée ; les amants eternels, je crois.....un trou de roche en forme de coeur....semblable a une esquisse humaine....





Je descend à Sagone, en effet , belle grande plage, mais trop au bord de la route à mon goût, je continu a pied, sur 800- 900 mètres, et je vois un panneau indiquant plage de Coggia, hé, hé, voila qui m'intéresse.

Je descend un escalier creusé dans la roche avec jolie crique sous la falaise, je m'y installe à l'ombre, regarde les jeux des enfants et parents dans l'eau cristalline.

En fait il y a plusieurs criques, la dernière fera bien mon affaire, encore un match de foot ce soir, je tiens à être tranquille.







J'avais repéré le restaurant de * la marine * avec une vue direct sur la longue plage.

Je m'y attable pour y déguster cette bonne pietra, tout en regardant le jeu de chiens avec leurs fidèles maîtres, Sur la plage.

J'avais déjà fini le fromage de Porto, ainsi que des yaourts et fruits. Je n'avais pas faim, mais devais passer le temps, pour m'installer a la nuit tombante pour ne pas être vu par des importuns.


Je cède a ma gourmandise, pour m'empiffrer d'une délicieuse île flottante ....hum! un régale, il y avait longtemps que je n'en avais pas mangé.

Départ vers 21 h 15, en direction de la 2 ème crique, au bout de la petite plage, il y a un canot rouge retourné, que je prend au premier abord, pour un dormeur....

J'attends la nuit, mes non-amis les moustiques couinent dans la nuit...prêt à se servir sur mon corps supermarché de la gente ailée.

Je m'installe, c'est trés..trés chaud, et ne sort même pas le duvet....après une heure, je commence a m'endormir, quand soudain......... de grosses gouttes d'eau commencent a s'écraser sur mon campement.....

je bondi , tel un singe, entreprend de monter la tente ( ça prend 5 mn) , la pluie n'a durée que quelques seconde, de toute façon je dormirai mieux a cause des insectes piqueurs.




Le 6 juillet;

Pas trop mauvaise nuit en final, levée au petit jour, je me prépare doucement pour aller déjeuner à * la marine*, qui ouvre qu'a 7 h 30, en fait j'arrive a 7h 45, c'est ouvert mais le patron n'est pas encore levé, c'est lui qui va acheter le pain et les croissants.........pas grave j'ai le temps , (le car pour Ajaccio ne passe qu'a 9 h 30). Il émerge a 8 h 15...bon pain frais, croissants ordinaires.

Un gars qui déjeune aussi, m'interpelle, Olivier, il fait le tour de la Corse a bicyclette, il dois rencontrer un fille connu sur le net * sarah manouche* (ingrid), sur voyage.com sur le forum....marrant.

Le bus est a l'heure, chaleur étouffante, arrivée a Ajaccio, ou je vais de suite aux infos , pour les horaires de car pour Bonifacio-pianottoli. Le guichetier, sans que je le demande, me propose de garder mon sac dans un local a l'arrière.

Chouette, je vais pouvoir visiter Ajaccio, légère....Mais avant , je vais changer mon billet pour le bateau, (c'est dans le même local), pour arranger mon frère qui craint les embouteillages à Nice, a 3 h de l'après midi.

Ajaccio est une très jolie ville, depuis mon arrivée l'orage menace, dans les rues commerçantes on rentre en catastrophe les chariots àvêtements et autre..............et finalement il ne pleut que 3 gouttes et demi, même pas mouillé sur le sol.

Le parcours en car jusqu'à Pianottoli est assez joli, 2 h de route, le chauffeur a ma demande, s'arrête juste en face de la maison a mon oncle, je mets mon sac a dos........

Ooooops il me manque quelque chose......AH!!!!!! non, mes belles lunettes de soleil (des jennifer Lopez) , je les avais pourtant sur le dessus de la tête, je retourne ou je suis descendu...rien...snifff.

Roger et Thérèse sont contents de me revoir, je me réinstalle dans ma chambre.

Ils ont prévu une surprise pour ce soir, oui... un copain d'enfance que je ne n'ai pas revu depuis 40 ans est arrivé avec sa femme dans le village, Roger leur a dit qu'une grand mère de Normandie qu'ils connaissaient était arrivée sans rien préciser de plus.

On installe la table sous la tonnelle....ils arrivent...c'est le choc... ils ne s'attendaient vraiment pas a me voir la, d'autant qu'ils pensaient à une vielle dame, ce que je ne suis pas encore.

Ils me disent que je n'ai pas changé ( je trouve que si, mais bon)

On passe une super soirée, bombance, bien sur.........la vie est belle.




Le 7 juillet;




Il me reste a visiter Bonifacio et les iles Lavezzi, Gilles gentiment vient me chercher de bonne heure, je prend le 1 er bateau.

j'ai même eu le temps de vider l'appareil photo sur ma clé USB, en allant dans un cyber café (514 photos pfiouu)



la vue de Bonifacio est superbe du bateau, mais je reste tranquille assise À l'intérieur, je pense faire des photos au retour, je me contente de me remplir les yeux.



Les roches presque blanches des îles, en contraste avec la mer sont très belles, mais je suis très déçue de l'île visitée, car c'est une réserve Naturelle.....il y a tant de visiteurs, que je me demande ou est parti le naturel.


.









A l'accostage un garde nous donne des consignes, respectées par personne; notamment ne marcher que sur les sentiers..........heu!!!!oui, il y a tellement de traces au sol, que je me demande ou il n'y a pas de sentier....... ne pas monter sur les rochers.........ils étaient plein.......................ne rien laisser , ramener ses déchets???????????


Sur le bateau deja, je pressentait les dégâts, vu ce que transportaient les visiteurs ; comme d'énormes glacières, parasols...paravents et autres conforts humains, destructeurs de ce type de site.

J'ai tenté de me trouver une petite plage tranquille, pas moyen, en plus les bateaux s'y mettent aussi, avec leurs auréoles de pétrole sur l'eau........... moralité, je me suis sentie très vite hors contexte, et ne pensais plus qu'a une chose....me sauver de cet endroit gangrenée ( quel dommage) ET QUELLE HONTE!
Sur le retour le vent a changé de direction,il fouette le dessus de la mer, j'aime bien la houle, alors la je suis gâtée.

Assise a l'avant du bateau, en maillot de bain (heureusement), je me cramponne À gauche et photographie entre les douches de vague, j'ai l'impression de faire du rodéo (sans rire), il y à une petite fille qui dors sur les genoux de sa maman, avec les vagues et l'eau, ça c'est du sommeil profond!!!!.





mon APN (appareil photo numérique), fini par refuser de fonctionner, a cause de l'humidité , je suis trempée de la tête aux pieds, je ne pourrai pas photographier la grotte ou l'on voit le trou en forme de la corse au plafond.










Arrivée au port l'un des responsables du bateau, m'indique ou se trouvent les douches pour bateliers, j'en ai bien besoin................oulala, je me sens bien après la douche.


Maintenant....... a l'attaque de la citadelle dans la ville haute.....plein d'escaliers a monter, dans les ruelles, je rencontre gilles et béa, avec Dominique et Carmen, qui font une marche digestive après un très bon repas .





Un escalier descend jusqu'en bas de la falaise...je le laisse aux autres ;-)
et voila qu'on m'appelle........


un gars avec qui j'avais partagé un repas sur le GR 20, quelle belle surprise!!!!!!, il me raconte la fin de son périple, c'est le fun.














je déguste une crème glacée avec vue sur la falaise et la mer....le pied.

Pour le retour a pianotolli, je fais du stop, ...une très gentille antiquaire, fait un grand détour pour me ramener.




Le 8 juillet,




Je décide de visiter Porto Vecchio, la ville haute, en stop encore, la visite est rapide, c'est trop touristique, trop commerçant....




























je prend un car qui me conduit a Aleria, pour visiter la ville romaine, intéressant.....






Je pensais prendre le bus pour le retour, mais il est tard, je fais donc du pouce, 3 gars s'arrêtent, j'ai hâte qu'ils me déposent a Solenzara,.....

Ouf, un couple a la retraite, me proposent de monter dans leur * limousine* ( une vieille peugeot) ils vont chercher leur fille a L'aéroport prés de Pianotolli....génial, après une course au basilique sans succès, ils me déposent dans la cour de Roger, a qui je demande s'il a du basilique, Hé !! oui, il en a........ il descend au jardin en ramasser, avec en plus quelques bonnes grosses tomates .


Le soir après un excellent repas a base de tomates en salade, et tomates farcies , avec Therese, on est allé assister a un spectacle dans le village, des chanteur polyphonique de Corté, la cerise sur le gâteau de la journée.


le 9 juillet, dernier jour ;




je prépare mon sac tôt, il fait déjà chaud, je dois trouver de la place pour ajouter 2 bouteilles de bon vin corse, offerts par Roger.......

vers 9h30 , on part a la plage ou on retrouve les voisins.

Je nage avec Roger, il nage bien, l'eau est vraiment bonne......retour vers 11h, pour la douche, et se préparer a aller manger chez Dominique .

un veritable banquet m'attend;


*CHAMPAGNE a gogo. melon et coppa. une pascaline(met préparé par Gilles, avec crevettes saumon légumes et mayonnaise) . un roti de porc a baver
fromage de brebis fait a point ...Hum! miam...miam
et un gâteau de Carmen au chocolat et creme anglaise (le paradis)*


Arfff..déjà 14 h 30, je dois partir.....adieux a tous.... Therese m'accompagne a l'arrêt de bus ..a 300m.

je monte dans le car a l'avant, le chauffeur est sympa, et hola!!!!! on passe devant la maison de Dominique ou tous sont dehors avec un mouchoir a la main, * comme c'est gentil *.



En route pour Ajaccio. Prêt du chauffeur , il y a un fauteuil quitté a Olmetta (très beau village), par un ancien chauffeur...je demande au chauffeur si je peux m'y assoir......il est incroyable, il chante tout le long du parcours ( 2 h), en corse, français italien, il raconte des histoires, tout le monde migre rapidement vers l'avant, tous sont ravis, y compris les touristes qui ne comprennent rien .


Me voila sur le bateau, en route pour Nice.

C'est la finale de la coupe du monde de foot, la ou je suis assise ( fauteuil très confortable), je peux voir l'un des petits téléviseurs, d'ailleurs je vois le 1 er but de Zidane .

Le bateau est vaste et rapide, l'air conditionné un peu frais. Arff...les Italiens ont égalisé.... et voila, c'est fini, les français on perdu au tir au but......OULALA....l'ambiance est mortuaire.

En arrivant au port de Nice, très calme...ouf....pauvre Alain (mon frère), qui est parti très tôt, pour éviter la foule de match.

On arrive a Gattiere en 30 mn, ce qui est très rapide.

10 juillet

A part la grosse bouffe, et le plaisir d'être avec mon frère, et sa famille, pas grand chose a dire, hormis une chaleur étouffante, même la mer est chaude, et trop de monde.

J'aime me promener dans le vieux Nice.

* le 11 juillet je passe la journée à Entrevaux

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire